Morihei Ueshiba

Biographie d’un Grand Budoka :

 
 

 

La compréhension de l’Aïkido ne peut faire l’économie de l’étude du cheminement de son créateur : MORIHEI UESHIBA (1883 – 1969). Rappelons que c’est en 1867, le 9 Novembre que Yoshinobu le dernier shogun TOKUGAWA s’inclina sans résistance et remit tous ses pouvoirs à l’Empereur MEIJI.
Deux évènements marquèrent le début de cette ère Meiji (1868-1912), d’une part l’installation de l’Empereur dans l’ancienne capitale shogunale d’EDO qui s’appela alors Tokyo, d’autre part la proclamation d’un décret ou rescrit impérial promettant, entre autre, l’abolition des coutumes féodale et la modernisation administrative et économique du pays.
De plus entre 1869 et 1878, furent abolies deux institutions caractéristiques du Japon Féodal “les administrations locales sous la juridiction des DAIMYO et la répartition de la société en classes distinctes”.
En 1877, la révolte des Samurais première victimes de ces mesures fut écrasée après huit mois de lutte par la nouvelle armée nationale “recrutée par conscription”. C’est à cette époque et plus précisément le 14 décembre 1883 au calendrier lunaire (soit le 16 Novembre 1883) que naquit Morihei Ueshiba à TANABE près d’Osaka.

 

I – LE CHOIX

Seul garçon d’une famille de six enfants, il vécut à la ferme parentale jusqu’à l’âge de 17 ans.
De petite taille – 1m56 – et d’aspect chétif, il étudie dans un temple bouddhiste jusqu’à l’âge de 6 ou 7 ans. Il poursuit ensuite ses études à l’école élémentaire puis au collège.
En 1900, âgé de 17 ans, il arrive à convaincre sa famille et part pour TOKYO, réaliser son rêve d’être un grand commerçant. Il réside chez des parents, eux-mêmes commerçants. Travaillant dans la journée, au commerce, il pratique le soir, le JU-JUITSU avec Maître TOBARI TOKUSABURO à l’école KITO-RYU. L’année suivante, malade il décide de revenir à la ferme paternelle et de s’y forger un corps solide.
A force de volonté, à l’aide de longues marches en montagne, il va réaliser son désir, qui se concrétisera lors de son service militaire, où grâceà l’entraînement suivi, il deviendra après différents concours le meilleur soldat de sa division…

 

II – L’apprentissage de son art : Maître TAKEDA & Maître DEGUCHI

En 1904 éclate la guerre Russo-Japonnaise, désireux de partir au front il verra cependant sa demande refusée par le général qui l’affecte comme moniteur auprès des jeunes recrues. Renouvelant sa demande l’année suivante, il est envoyé en Mandchourie, lorsqu’il y arrive la guerre est presque terminée. En 1906 il rentre au Japon et met fin à sa carrière militaire. Dans sa maison, il construit un petit dojo dans lequel viennent pratiquer les jeunes soldats de la caserne voisine ; En même temps il étudie à l’école : “Yagyu ryu jujitsu” il en sort diplômé en 1908.
Il a 25 ans, curieux de tout il demande à chaque Maître qui passe dans son village, d’enseigner dans son dojo. En 1910, il se rend à Hokkaido où l’on demande des volontaires pour cultiver la terre. Possesseur d’un terrain il réussit à réunir en 1912 quelque soixante personnes pour l’accompagner. Il contribua par son dynamisme et son esprit inventif à la création et au développement du village Shirataki.
C’est en 1915 qu’il rencontre Maître TAKEDA, représentant du DAITO RYU qui le prend comme élève avec un groupe de jeunes gens de son village. Maître UESHIBA le servira durant tout son apprentissage.

 

Maître TAKEDA

 
En 1917 naît son premier fils et l’année suivante Maître UESHIBA devient à 38 ans conseiller municipal du village qu’il a fortement contribué à créer. Son père étant malade, il décide en 1920 de revenir à la maison paternelle. Durant son voyage il entend parler d’un Maître qui soigne les malades. Il décide de rencontrer Maître DEGUCHI WANISABURO, religieux et adepte du SHINTO. Impressionné par cet homme, il veut étudier avec lui, car la seule pratique des Arts Martiaux ne le satisfait plus.
Après la mort de son père, Maître UESHIBA retourne avec toute sa famille chez Maître DEGUCHI. Celui-ci lui propose de construire un dojo où il enseignera.
Il l’appelle le UESHIBA JUKU.
En même temps qu’il professe, Maître UESHIBA suit l’enseignement de Maître DEGUCHI et s’occupe du jardin potager. Durant cette période Maître MORIHEI UESHIBA influencé par le désir de Maître DEGUCHI d’universaliser le SHINTO, méditera sur l’esprit des Arts Martiaux.

 

Maître DEGUCHI

 

 

Si juin 1921 voit la naissance de Maître KHISHOMARU UESHIBA, août et septembre 1920 ont été marqué par le décès de ses deux aînés. En 1924 Maître MORIHEI UESHIBA est en Mongolie aux côtés de Maître DEGUCHI. Faits prisonniers, ils échapperont au poteau d’exécution grâce à l’intervention de l’ambassade japonaise.    En résumé, on peut dire que durant cette époque deux personnes ont marqué la vie de Maître Morihei Ueshiba, d’une part Maître TADEKA, l’expert du Daïto Ryu et d’autre part Maître DEGUCHI, le religieux shintoïste.

 

III – La reconnaissance de son art : Tokyo et Maître JIGORO KANO

En 1927, on lui demande de venir à Tokyo, car malgré de nombreux défis lancés par des militaires haut-gradés, Maître Ueshiba reste invaincu. A ce propos, citons cette expérience de Mongolie où il vit une petite boule lumineuse qui lui permit d’éviter la balle qui devait le tuer. Lueur qu’il prétend percevoir avant chaque attaque, lors de ses combats. C’est dans cette époque que l’on peut situer la synthèse faite par Maître UESHIBA entre : l’Art Martial et l’esprit religieux.
"Le véritable Art Martial, dit-il, c’est le gardien de la paix universelle." Et il raconte comment lors d’une ablution après un combat, il se sentit léger alors que son corps s’illuminait, qu’il entendait le langage des oiseaux et pénétrait le cosmos. Il comprit alors que le plus important dans les Arts Martiaux c’est l’AMOUR. C’est peut-être à partir de cette nouvelle expérience que naquit l’Aïkido. En 1930, après avoir assisté a une de ses démonstrations, JIGORO KANO envoie ses meilleurs élèves étudier avec Maître UESHIBA. Le dojo KOBUKAN est construit à Tokyo en 1931. L’enseignement est uniquement dispensé à ceux qui appartiennent à la haute société. Plusieurs dojos se créent à l’école militaire, à l’école de police et l’Art de Maître Ueshiba commence à se “répandre”. L’on retrouve dans les conseils d’administration de ces dojos de hauts dignitaires et membres du Gouvernement. Mais en 1939 éclate la deuxième guerre mondiale.

 

IV – La quintessence : L’AÏKIDO

C’est en 1942 que Maître Ueshiba se retire à la campagne à IWAMA où il enseigne dans un tout petit dojo. Son fils Khishomaru lui succède au dojo de Tokyo.
L’Art Martial enseigné par Maître Morihei Ueshiba s’est tour à tour appelé : UESHIBA RYU, KOBU AIKI, AIKI BUDO, AIKI JUJITSU…
Il décide alors d’un seul nom : AIKIDO
En 1945 après la fin de la guerre, les Américains interdisent l’enseignement des Arts Martiaux et ferment le dojo de Tokyo. Maître Ueshiba continuera d’enseigner à IWAMA. La réouverture des dojos se fera en 1949. C’est seulement en 1956, que débuteront les démonstrations hors du dojo. En 1961 la démonstration d’Hawai marque la première sortie du Maître hors du Japon.
Le 26 avril 1969 Mourrait Maître Morihei Ueshiba.

 

 

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